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Le Barreleye du Pacifique PDF Imprimer Envoyer
Faune et flore
Écrit par Denis L.   
Le Barreleye du PacifiqueAvec une tête semblable à un cockpit d’avion de chasse, ce poisson des eaux profondes du Pacifique possède des yeux de formes tubulaires très sensibles, surmontés de « lentilles sphériques » de couleur vertes.

Le poisson, découvert vivant dans l'eau profonde de la côte centrale de Californie par le Monterrey Bay Aquarium Research Institute (MBARI), est le premier spécimen de cette espèce trouvée vivant avec son fragile dôme transparent intact.

Le
Barreleye du Pacifiqueinfo
(Macropinna microstoma) mesurant environ 15 centimètres est connu depuis 1939, mais seulement en provenance de spécimens mutilés rapportés à la surface par des filets de pêcheurs.

PhysionomieLes petites structures ressemblant à des perles positionnées au-devant de la tête de ce dernier ne sont pas ses yeux, mais plutôt des organes olfactifs. En fait, ses yeux grisâtres semblables à de petits tubes sont dissimulés sous une paire de structures vertes en forme de dômes qui peuvent filtrer la lumière.

Comme les yeux du poisson sont des tubes verticaux qui semblent à première vue être fixes, « tout portait à croire qu’ils ne pouvaient seulement regarder que vers le haut, » soulignait Kim Reisenbichler, technicienne marine du MBARI. Mais en observant le poisson vivant dans son habitat à l’aide d’un
ROVinfo
, ainsi qu’en en rapportant un spécimen à un aquarium à des fins d’études, les scientifiques ont découvert que les yeux pouvaient pivoter, comme un ornithologue pointant ses jumelles.

MéduseSelon le rapport des études déposé en février 2009, il semblerait que le Barreleye du Pacifique puisse voler les proies de siphonophores – méduses qui peuvent atteindre des longueurs de plus de 33 pieds (10 mètres).

Les nageoires plates et horizontales du Barreleye lui permettraient de nager très précisément parmi les tentacules piquants du siphonophore. Et si par mégarde le poisson commettait une maladresse, les capsules vertes translucides ornant le dessus de sa tête serviraient de boucliers selon les scientifiques du MBARI.

Le Barreleye vit à profondeurs pouvant aller jusqu’à 2 000 pieds (600 mètres) sous la surface de l'océan, où l'eau est presque foncée comme de l’encre.

Les scientifiques du MBARI ont constaté, lors de leurs observations à l’aide du ROV que le poisson à la tête transparente passe la majeure partie de son temps immobile, les yeux pointés vers le haut.

Orientation des yeuxLes lentilles vertes positionnées au dessus des deux yeux du poisson filtrent l’infime rayonnement du soleil qui parvient jusqu’à ces profondeurs, permettant à ce dernier de se concentrer sur la bioluminescence des petites méduses ou sur d’autres proies passant au-dessus de lui. Puis, lorsqu’une proie est localisée, ses yeux pivotent vers l’avant pour suivre cette dernière, lui permettant de  saisir son repas.

Source : National Geographic News.

Question à propos de l'articleCompte tenu du nombre d’espèces de poissons qui disparaissent chaque jour sur notre planète (sortez-moi des pourcentages!), ne trouvez vous pas ça atroce de perde de si beaux spécimens? Moi je trouve qu'on néglige tellement trop la faune marine, mais sous quel prétexte? Parce qu'elle se situe à des profondeurs inatteignables par l'humain, cela ne nous affectera jamais, nous qui vivons sur la terre ferme?  Non-sens total... tout a son importance et ça place dans la chaîne de la vie. Que pensez-vous de tout ça? Certaines espèces s’éteignent avant même d’avoir été découvertes… Comment devons-nous agir pour faire comprendre ça au monde et protéger notre merveilleux patrimoine faunique planétaire?

 

Commentaires 

 
+2 #1 Ti-Loup 2009-03-21 11:24 Wow, cette espèce est vraiment magnifique. De plus, de nos jours, c'est dans les profondeurs de l'océan, que l'on découvre le plus de nouvelles espèces. Par contre, c'est justement dans les profondeurs de l'océan que plusieurs pays, comme la France, ont décidés de tester leurs armes nucléaires. Donc, imaginez un instant le nombre d'habitats, de spécimens et même d'espèces qui ont pu être détruits, c'est affreux.

Ti-Loup
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