Le gobie à taches noires a été importé accidentellement d'Europe de l'Est dans les années 90. Il a depuis colonisé les Grands Lacs et, plus récemment, le fleuve St-Laurent.
Des relevés récents montrent que d'importantes populations se sont établies au lac Saint-Pierre, ainsi que dans le couloir fluvial entre Sorel et Montréal.
Le
Neogobius melanostomus menace également de s'introduire dans les rivières Richelieu et Yamaska. Sa présence dans ces cours d'eau pourrait mettre en

danger la survie d'autres poissons comme le fouille-roche et surtout le chevalier cuivré, une espèce menacée présente uniquement en aval des rapides de Chambly.
Environnement Canada invite les citoyens à lui signaler toute capture d'un spécimen de gobie à taches noires dans le fleuve Saint-Laurent ou ses tributaires (au numéro
1-800-463-4311). L'agence fédérale demande de conserver le spécimen au congélateur afin de pouvoir le lui faire parvenir.
L'agence demande aussi aux pêcheurs de ne pas utiliser ce poisson comme appât ni le transférer dans un autre plan d'eau afin de s'assurer qu'il ne se propage pas dans d'autres écosystèmes aquatiques du Québec.