16 Fév |
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![]() Les estimations du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de l'ONU (GIEC) pourraient ne pas être tout à fait justes, estime le climatologue Chris Field, de la Carnegie Institution et membre du GIEQ.
Selon lui, de récentes évaluations montrent que les gaz à effet de serre s'accumulent plus rapidement que prévu dans l'atmosphère. L'expert estime que cette réalité augmente le danger d'un changement irréversible du climat terrestre. M. Field affirme que seule l'adoption de mesures plus énergiques contre l'émission de carbone (CO2) dans l'atmosphère contrera le phénomène. Cette hausse serait directement liée à la combustion de charbon par des pays en développement comme l'Inde et la Chine, qui augmentent leur production d'électricité.
— Chris Field Cette mauvaise nouvelle n'arrive pas seule. Le chercheur s'inquiète également du fait que des zones actuellement reconnues pour absorber du CO2 se transforment et deviennent émettrices de ce gaz à effet de serre. Le chercheur montre du doigt la destruction de la forêt tropicale, qui retient d'importantes quantités de CO2 dans sa végétation, et dont la grande humidité permet de bien résister aux incendies. Le réchauffement, jumelé à un changement dans la distribution des précipitations, menacerait aussi d'assécher les forêts tropicales, les exposant à d'éventuels incendies. Ainsi, les experts estiment que la perte de massifs forestiers durant ce siècle pourrait faire augmenter la concentration en CO2 dans l'atmosphère avec des conséquences dramatiques pour le climat. Ces travaux ont été présentés lors de la conférence annuelle de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) qui se tenait la semaine dernière à Chicago.
Source: Science et santé - radio-canada.ca.
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